Le projet
Le programme cible initialement le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et la République démocratique du Congo (RDC) où l’OIM est représentée. Le Cap Vert et le Cameroun sont aussi impliqués dans quelques activités du projet telles que les rencontres au niveau régional. L’objectif principal du projet est de renforcer les capacités gouvernementales afin de mieux gérer la migration en élaborant des « Profils migratoires » et des Groupes de Travail Techniques, composés des acteurs clés dans la gestion nationale de la migration (Ministères, et Société Civile entre autres) qui vont être utilisés comme instruments et agents de politique en vue de promouvoir des approches plus complètes en accord avec les priorités et objectifs nationaux.
Les Profils se fondent sur la recherche pilote conduite en 2006 par l’OIM dans deux pays - le Sénégal et l’Equateur - pour évaluer le concept. Les Profils migratoires utilisent une série d’indicateurs pertinents, incluant non seulement des informations sur les tendances migratoires mais aussi des réponses en termes de politiques telles que :
  • Une vue d’ensemble du cadre politique de la migration et du développement au niveau du pays.
  • Indicateurs de développement.
  • Qualité des sources de données.
  • Tendances d’émigration et d’immigration.
  • Migration irrégulière.
  • Tendances des migrations internes et Sud-Sud.
  • Migration de retour.
  • Profils et compétences de la diaspora.
  • Transferts de fonds.
  • Situation du marché du travail.
  • Besoins anticipés en compétences et manques de compétences.
  • Genre et mineurs.
  • Projets et programmes d’agences internationales sur la migration.
  • Prévisions sur la migration.
Le succès du programme exige beaucoup plus que le simple rassemblement des sources d’informations existantes. L’OIM propose trois activités spécifiques pour améliorer la collecte des données et la planification d’une politique stratégique de la migration.
D’abord, étant donné que les données et les informations relatives à la migration sont souvent dispersées dans des lieux divers à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement, la mise sur pied d’un groupe de travail interministériel et inter-agences sur la migration, avec une série de sous-groupes techniques, est nécessaire au niveau de chaque pays. Les résultats des Profils migratoires sont discutés au sein de tels groupes de travail. Ce mécanisme (comité interministériel) est un outil pour mieux informer et faire avancer le développement de politiques migratoires ;
Deuxièmement, la capacité des gouvernements pour analyser les données et le développement de politiques ou de stratégies nationales est renforcée à travers la participation dans le cadre d’ateliers de planification de politique stratégique, la préparation d’études techniques pour informer des discussions en terme de politiques dans ces réunions et le développement d’outils pédagogiques. Huit ateliers nationaux et trois ateliers régionaux seront organisés pour assurer la cohérence et la comparabilité dans la collecte et l’analyse de données, et les tendances et politiques migratoires dans la région ;
Troisièmement, la préparation de stratégies et de politiques migratoires « durables » exige le développement d’une stratégie pour comprendre et analyser les besoins et priorités nationales en terme de migration et développement ; et contribuer à la formulation de politiques appropriées. Cela exige des études de recherche pilotes et le développement de nouveaux indicateurs. Ces défis seront abordés dans des sous-groupes thématiques et techniques sur la base des comités interministériels.
De plus, le programme est destiné à promouvoir une plus grande cohérence des politiques et des approches plus complètes au niveau de la planification en matière migratoire dans chaque pays ; aborder la question des pressions migratoires irrégulières, promouvoir une coopération régionale plus grande concernant la libre circulation des personnes et renforcer la migration et la planification du développement dans les stratégies nationales de développement comme le DSRP. L’OIM apporte un soutient technique sous forme de consultance dans les pays cibles souhaitant avancer dans le développement de politiques ou de stratégies nationales.