En février 2012 , l’OIM à Freetown a reçu des fonds supplémentaires pour l’aide aux victimes restantes de la guerre civile en Sierra Léone. L’accord de Lomé sur la Paix signé en 1999 mettait en principe fin à 10 années de conflit en Sierra Léone. Dans l’objectif d’instaurer la paix de manière permanente, le Gouvernement de la Sierra Léone a établi la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), comme mentionné dans l’article VI, paragraphe 2 de l’accord de paix qui vise à lutter contre les sources du conflit et assister les victimes de guerre. En lien avec son mandat, le rapport CVR a recommandé l'établissement d'un programme « réparations » devant être mis en œuvre par la Commission nationale d'action sociale. Ce programme a pour objectif d’entamer un processus d’assistance aux victimes quelque soit le type de préjudice qu’elles ont subi et de répondre aux exigences du gouvernement telles que spécifiées dans l’accord de paix de Lomé et recommandées dans le rapport CVR. |
|
Lire la suite...
|
|
Une importante avancée dans le domaine de la gestion de la migration en Afrique centrale a été atteinte en février 2012 grâce à l’organisation d’une réunion régio-nale sur la coopération inter état et intra régionale sur la migration qui s’est tenue à Brazzaville du 16 au 17 février 2012. Cet évènement a été organisé en réponses aux requêtes formulées par les Etats membres des Etats de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) afin d’établir un processus de dialogue sur la migration en Afrique cen-trale. La réunion s’est tenue à Brazzaville et a été organisée par le Gouvernement de la République du Congo avec l’appui de l’OIM. 9 des 10 Etats membres de la CEEAC, l’Union africaine, l’UNHCR, l’OHCHR mais aussi des représentants des communautés régionales en Afrique ont pris part à cette rencontre. Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Gé-néral de l’OIM, M. William Lacy Swing, a souligné le besoin d’établir un dialogue et une coopération inter état sur la migra-tion qui est un phénomène global et historique.
Voir bulletin d'information |
|
La publication « Quelle protection pour les enfants concernés par la mobilité en Afrique de l’Ouest ? » est le fruit d’une réflexion collective portée par une large plateforme d’agences de protection de l’enfance dans le cadre d’un projet régional d’étude (2008-2010) qui a permis de documenter et d’analyser les multiples formes prises par la mobilité des enfants et des jeunes en Afrique de l’ouest. Au lieu de réduire le déplacement des enfants à sa dimension « délictuelle » et à ses causes économiques, elle présente à travers l’analyse des contextes, facteurs, mécanismes et effets de la mobilité des enfants un nouveau regard sur le phénomène. Une des conclusions qui ressort de cette étude est que la mobilité des enfants rime aussi bien avec risques et vulnérabilité qu’avec opportunités et développement personnel. Cette dimension « opportunité » a longtemps été occultée ou méconnue. Une écoute attentive des enfants ayant fait l’expérience de la mobilité a permis de corriger cette lacune et mettre en relief le rôle social que sont prêts à jouer certains enfants et leur prise de responsabilité à travers la mobilité. Ce travail réalisé à travers la synthèse de recherches et une dynamique de capitalisation des expériences à l’échelle de 4 pays-pilote (Bénin, Burkina Faso, Guinée et Togo) avec une forte implication des enfants comme acteurs de la recherche (enquêteurs, interviewés) démontre que le cœur du problème n’est pas la mobilité en soi, mais l’extrême vulnérabilité des enfants engagés dans la mobilité. |
|
|